Agir ensemble : un futur réinventé par les jeunes, pour les jeunes !

La table ronde "Agir ensemble"

Action, vitalité, dynamisme… tant d’adjectif qu’il est facile d’associer à la jeunesse. La jeunesse, un des thèmes principaux d’une table ronde consacrée à l’action commune.

Les jeunes et l’engagement : entre envie et action

 « Les jeunes ont un désir d’engagement (…) mais malheureusement la société a beaucoup d’idées préconçues sur la jeunesse (…) Il faut que les décideurs écoutent la jeunesse. » Retisser un lien intergénérationnel. Cette idée semblait être la motivation sous jacente de cette réunion entre entrepreneurs du monde associatif et représentants des institutions.

Yannick Blanc, président de la mission du Service Civique dirigeait cette table ronde qui mettait à l’honneur l’entrepreneuriat, le bénévolat et les moins de 25 ans.

Trois caractéristiques qui composent le projet que porte Aymeric Marmorat, directeur d’Enactus France. L’ambition d’Enactus ? Développer l’esprit d’initiative chez les jeunes. « On veut permettre aux jeunes d’être entrepreneur de leurs vie, forces de propositions ». Enactus n’est pas une entreprise mais une association qui accompagne les étudiants dans la création de projets d’entrepreneuriat social. Si de plus en plus d’étudiants se lancent dans l’aventure ( 643 ont bénéficié du statut d’étudiants-entrepreneurs sur près de 1000 candidatures en 2016) , une partie de cette jeunesse, au capital économique et culturel moins important que ceux de jeunes pouces sortis de grandes écoles n’osent pas sauter le pas. Une situation qui est sans doute due à l’absence de codes culturels nécessaires selon Yohann Kassi-Vivier, co-fondateur de Pro Bono Lab, une organisation qui conseille équipes et volontaires prêts à s’engager pour mener un projet social : « On connait mieux les codes et ça on ne l’a pas appris à l’école mais au contact des gens. On a appris à mieux se comporter et à s’adapter. » Mais Aymeric Marmorrat comme Yohann Kassi-Vivier refuse de participer à la diffusion d’un discours déterministe : pour eux, peu importe le capital culturel que l’on a, il faut d’abord apprendre à se mettre en valeur : « Il y a beaucoup d’entrepreneurs dans les milieux populaires, il faut juste leur donner la possibilité d’être plus visibles et de se mettre en avant. » Autre lacune que relève le directeur d’Enactus : le manque d’exemples : « Il faut aussi qu’il y ait une mise en avant des rôles modèles. On s’autorise à agir dès que l’on a vu des gens qui nous ressemblent ont eux-mêmes sauter le pas. »

 Les jeunes et l’entrepreneuriat : « Y va ? Y va pas ? »

Marché du travail inaccessible, précarité de l’emploi, chômage… la jeunesse est confrontée à des difficultés d’insertion qui freinent ses ambitions.

L’auto-entrepreneuriat serait-il son Eldorado ? Possible. D’après une enquête menée par Opinioway pour l’Observatoire de l’auto-entrepreneuriat, 62% des 18-34 ans déclarent vouloir monter une entreprise ou être indépendant. Une envie qui s’explique par le besoin de ne plus subir leur travail d’après Dennis Pennel, directeur général de la Confédération Mondiale des Services privés pour l’Emploi : « L’entreprise telle qu’elle existe ne répond plus à leurs attentes (…) Cette génération a moins peur du vide que de l’immobilité. »

Prêts à sacrifier le confort pour un métier plus stimulant ? Pas sûr. En 2016, 44% des 18-24 ans disent avoir une moins bonne situation que leurs parents au même âge (Dreess étude). Un état de fait inquiétant mais pas irrémédiable. Il existe aujourd’hui plusieurs outils numérique qui permettent aux jeunes de trouver un emploi : Clicnjob est une plateforme en ligne qui permet aux jeunes de simuler un entretien d’embauche et qui les aident à optimiser leur CV. Loin d’être la seule du genre, cette plateforme succède à JOBIRL, un réseau socio-professionnel consacré aux 14-25 ans.

Des petits coups de pouces qui démontrent que la solidarité est peut-être le meilleur atout de la jeunesse.

 

Laissez un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *